![]()
Le développement des plastiques a été favorisé d'une part , par de nouvelles contraintes extérieures, notamment :
D'autre part, par les exigences du marché et des utilisateurs :
La prise en compte de tous ces facteurs impose une mutation technologique dans le souci constant de réduction de poids et de coût.
Dans ce contexte, les plastiques offrent cinq avantages majeurs :
Il faut veiller néanmoins aux dérives de coût, ce qui est rendu plus aisé par de nouvelles conceptions technologiques permettant de regrouper plusieurs fonctions dans la même pièce, avec pour conséquence une réduction du nombre de pièces unitaires et du nombre d'opérations d'assemblage (une automobile comporte environ 15 000 pièces).
Après une belle percée, jusqu'à représenter 10 à 12 % du poids moyen des véhicules, avec quelques pics sur l'Espace de Renault, les plastiques semblaient arrivés à un palier. Impensable, en effet, de modifier de fond en comble les outils industriels des constructeurs pour passer le cap des grandes pièces sur des véhicules de grande série. D'autant que des problèmes de résistance se posent toujours pour les composants soumis à de fortes contraintes mécaniques. Et pourtant, certains évoquent aujourd'hui une part de 15% pour les plastiques dans les véhicules d'ici à 5 ans.
Des ailes en noryl (thermoplastique) ont fait gagner 2 kg à Renault sur la Mégane Scénic.
Dans ces nouvelles applications, les plastiques pourraient bénéficier de l'engouement des consommateurs pour les véhicules niches. Sur les petites séries les solutions plastiques composites sont plus compétitives. La Smart compte ainsi sept pièces de carrosserie en plastique, tandis que le futur Espace de Renault pourrait, lui, revenir à une carrosserie acier. En effet, sur de grandes séries, les aciers ont amélioré leur offre et reviennent dans la compétition. Cest donc au cas par cas quil faut juger une application.
![]()