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Il est certaines caractéristiques de rigidité et de résistance à l'élongation auxquels les plastiques ne pourront jamais prétendre (à moins de recourir à des composites hors de prix). Les métaux restent là insubstituables. Quand l'acier est jugé trop lourd, des alliages légers entrent en lice. Mais en même temps, il y a dans ces mêmes structures des fonctions (aspect, absorption d'énergie, intégrations d'éléments annexes) qui peuvent être bien mieux assurés par des plastiques : donc pourquoi ne pas lier les deux matériaux? Cette technologie hybride est d'ores et déjà mise en application pour des supports de tableaux de bord en tubulures acier/Polyamide (General Motors) et pour des structures de sièges (Porsche).
Ce concept hybride paraît si simple qu'on s'étonne qu'on n'y ait pas pensé plus tôt. Il est vrai, les solutions multi-matériaux ont aujourd'hui mauvaise presse, pour des raisons prétendument liées au recyclage. C'est oublier qu'il est bien plus facile de séparer un métal d'un plastique que deux plastiques différents.
Mais cette question pose aussi, une fois de plus, le problème de la structure de décision chez les concepteurs et les prescripteurs.
Cette technique a du mal à passer parce qu'elle rompt avec les habitudes des bureaux d'études, qui raisonnent en tout ou rien, tout métal ou tout plastique.
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La construction hybride métal plastique ouvre les porte à l'innovation tant au niveau style que fabrication en terme de couleur ou de surface de finition.
En général, cette technologie est applicable là où une simple feuille d'acier aurait besoin d'être renforcée ou équipée de nombreuses fonctions. C'est le cas dans l'automobile pour la planche de bord.
Cette technologie permet de réduire le nombre de composants, elle facilite l'assemblage évitant ainsi tout rivetage ou soudure. Cette simplification réduit également le poids de l'ensemble.
Mais malgré les exemples de General Motors, cette technologie a du mal à s'imposer dans l'automobile. Ainsi, dans le cas de la planche de bord, les constructeurs restent à la technologie classique: planche en plastique vissée sur une poutre métallique. Cette poutre métallique constitue plus de la moitié du poids de la planche de bord ; de plus, elle est très encombrante, entraînant des difficultés d'implantation pour les autres constituants de l'automobile.
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Ces éléments de haute qualité peuvent être produis à une échelle industrielle.
Une tôle emboutie est placée dans un moule d'injection classique. Durant le cycle d'injection, la matière plastique s'écoule autour de parties métalliques et pénètre dans des trous de celles ci, formant ainsi des rivets. Différentes formes de connexion métal/plastique existent.
pièce métallique de la portière et pièce metallique après injection du plastique
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Le recyclage de ce composite métal / plastique ne pose aucun problème.
Un traditionnel broyeur suffit à hacher la pièce et la séparation métal / plastique peut se faire par des moyens traditionnels ( aimant ...). Cette séparation atteint les 100 % d'efficacité. Le plastique et le métal ainsi récupérés peuvent donc retourner directement dans le cycle de production.
Une portière métal/plastique après son passage dans un broyeur
Bout de plastique après passage au broyeur
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