
Différents acteurs exercent des influences
sur l'avenir des matières plastiques aux prises avec l'hostilité des écologistes :
- l'opinion publique qui se mobilise sur des thèmes généraux (la pollution),
- les professionnels qui arbitrent intérêts et contraintes,
- les pouvoirs publics qui font et appliquent les lois.
Les professionnels sont les plus attentifs à
dédramatiser le thème et à conduire des travaux afin de répondre aux exigences
apparues à la fin des années 80, à savoir l'élimination et la valorisation des
déchets.
Il en découle un risque de fragilisation de
la profession des plasturgistes constituée essentiellement de PME et que les hésitations
des donneurs d'ordres (constructeurs) pourraient mettre en difficulté.
Le jeu des acteurs
Les différents acteurs des filières
automobiles sont très actifs et c'est un vaste jeu d'influences qui se met en place :
- Les constructeurs cherchent à conserver les positions acquises ou à se
développer au détriment de leurs concurrents.
- Les pétrochimistes prônent la valorisation énergétique et la valorisation
chimique au nom du réalisme économique. En fait, ils protègent leurs marchés de
matières neuves.
- Les plasturgistes se battent pour défendre leur métier de transformation et
éviter qu'on multiplie les entraves au commerce.
- Les gros récupérateurs pratiquent une pression assidue auprès des autorités
afin de conserver une position sûre et garantie. Ils sont prêts, moyens à l'appui, à
investir pour collecter, trier, incinérer et recycler le moment venu.
- Les petits récupérateurs sont laminés par les conditions actuelles du marché
et obligés d'agir en prestataires de services.
Il est donc important de prendre du recul pour
analyser les chiffres.
