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4) La couche limite sur les corps épais :

L'observation de la sphère a montré qu'il y a deux régimes principaux d'écoulement (aux Reynolds qui nous intéressent) : les premier et second régimes qui se caractérisent par des traînées de culot de plus ou moins grosse section, résultant d'un décollement plus ou moins prématuré. Ce qui ressort de cette observation, c'est que le passage d'un régime à l'autre, se passe toujours à un même Reynolds (le Reynolds critique), pour des conditions d'ambiance évidemment identiques, ce qui laisse à supposer que le phénomène est lié à la couyche limite. Le passage d'un objet cylindrique en cuve à bulles d'hydrogène avec fils générateurs disposés radialement, confirme cette hypothèse (figure 28).

Figure 28 : la couche limite sur volume

Cette figure montre plusieurs choses : on y distingue d'abord une couche limite qui va s'épaississant dans le sens du courant ; on y voit aussi des espaces entre lignes successives qui diminuent (ce qui montre que le courant fluide ralentit) ; mais surtout il apparaît un contre-courant que signale l'inversion du sens d`entraînement des bulles près de la surface cylindrique. Si l'on se rappelle que la distance fil générateur/lignes de bulles entrainées est représentative des vecteurs locaux de vitesse, on a là une première indication sur ce qui se passe de nouveau sur la surface courbe d'un volume, par rapport à la surface plane de la plaque étalon.

La figure 29 détaille plus précisément ce qui se passe successivement le long d'un profil. Elle met bien en évidence, au fur et à mesure que s'épaissit la couche limite, le fait que le gradient de vitesse diminue (l'angle par rapport à la normale). Or, le décollement se produit précisément lorsque cet angle s'annule, c'est à dire lorsque le gradient de vitesse devient nul. A noter la recirculation inverse carrément ce gradient.

Figure 29 : Décollement sur profil - Evolution du gradient de vitesse


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