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LE PLUS SIMPLE DES RECEPTEURS ENTIEREMENT ALIMENTES PAR

Le courant alternatif


 

LE SECTEUR 2


 

Appareil à deux lampes (1 Dét. 1 B.F.)

Redressement haute tension par valve

Filaments chauffés par l'alternatif

 

Le récepteur, le diffuseur, l'alimentation dans un même coffret

 

Manœuvres réduites à 3 manettes

Pureté remarquable

 


Le Secteur II marche entièrement sur le courant alternatif, plus d'accus, plus de piles, tout le poste peut être monté, diffuseur compris, avec son alimentation, dans un seul coffret élégant et facilement transportable.poste1.gif (177807 octets)

Le matériel le plus moderne, les principes les plus récents lui ont été appliqués, c'est le "dernier cri" des postes réseau. Les constructeurs qui en ont mis sur le marché l'appellent d'un nom à leur convenance suivi du chiffre 3, mais ne vous laissez pas prendre à ce piège, le poste a effectivement 3 lampes mais dont une est la redresseuse qui fournit le courant de plaque. Effectivement l'appareil n'a que deux lampes et c'est abuser de la crédulité des amateurs que d'annoncer dans une publicité le poste Machin III-Secteur quand, techniquement il n'est composé que de deux étages : un étage détecteur et un étage basse-fréquence.

Néanmoins, avec ses deux lampes (détectrice et B.F. ) un tel appareil donne des résultats remarquables à Paris où il prend les stations locales en très fort haut-parleur et en Province où il capte, avec une excellente puissance, une trentaine de stations sur antenne de 25 mètres.

On donnera à l'ébénisterie la forme pendulette (Midget comme disent les américains), dans le haut on établira une ouverture qui pourra être masquée par quelques sculptures et un bout de soie dont la teinte s'harmonisera avec la couleur du bois (en noyer foncé ce poste est d'un effet très sobre et très chic), en dessous de cette ouverture on réservera une place pour la petite fenêtre derrière laquelle se déroulera le tambour gradué du condensateur d'accord, dans le bas et au milieu se trouvera le bouton de la self P.O-G.O. à réaction et à bobinages intérieurs.

Le condensateur variable utilisé est d'un type spécial, récemment lancé dans le commerce. Il est à tambour et, dans son prolongement, se trouve un autre condensateur de plus faible capacité (0,25/1000e environ ) qui servira de condensateur de réaction, ce dernier ne comporte ni cadran gradué, ni tambour ; comme c'est à l'oreille qu'on règle la puissance il est inutile d'avoir une échelle qui ne servirait du reste pas de repère, car les conditions d'accrochage, pour mille raisons, varient d'un jour à l'autre.

Les possesseurs de postes à réaction par système Schnell ou Reinartz l'ont souvent remarqué, la graduation du condensateur de réaction n'est pas toujours la même, pour une même puissance et pour un même poste, d'une journée à l'autre. La principale cause vient sans doute de l'état hygrométrique de l'air qui, amortissant plus ou moins les circuits d'accord par imprégnation d'humidité des isolants des fils des bobinages change les conditions d'accrochage, une autre raison : le chaufFage du filament de la lampe détectrice peut varier suivant l'état de charge de l'accumulateur ou la tension d secteur (chauffage indirect) qui subit, surtout en province, des sautes de plusieurs volts, il s'en suit des variations dans le réglage de la réaction. Les variations de tension-plaque peuvent également influer, en une faible mesure, dans ce réglage. I1 est donc souvent impossible de connaître à l'avance sur quelle graduation on devra mettre le condensateur de réaction pour obtenir telle puissance sur tel poste, d'où l'inutilité d'un cadran ou d'un tambour gradué.

Le Secteur II n'aura donc qu'un simple bouton pour commander le condensateur de 0,25/l000e, on le tournera dans le sens de 1a marche des aiguilles d'une montre pour s'approcher de la limite d'accrochage et obtenir ainsi le maximum d'amplification.

La manœuvre d'un tel récepteur se bornera donc:

1 A placer le commutateur P.O.-G.O. des blocs de selfs intérieures sur la garnme choisie ;

2 A rechercher une station avec le bouton du condensateur d'accord ;

3 A amplifier cette réception à l'aide du bouton du condensateur de 0,05/1000e de réaction.

 Lorsque la puissance optima (ou désirée) sera obtenue, il faudra retoucher légèrement le bouton d'accord pour amener le réglage à une précision absolue. Les postes lointains, les étrangers, devront ainsi n'être entendus que sur un degré du condensateur d'accord c'est dire la sélectivité du système.

Sur une antenne (5 à 10 mètres) cette sélectivité peut être obtenue même sur les stations locales. Sur antenne de 10 à 35 mètres, il sera recommandé, pour obtenir une séparation nette des stations, de mettre en série dans l'antenne un condensateur ajustable de 0,15 à 0,25/1000e qu'on réglera jusqu'à avoir la sélectivité nécessaire dans les accords, plus on diminuera la valeur de ce condensateur (en le dévissant) plus on augmentera cette sélectivité, mais on diminuera également la puissance, par contre l'effet de réaction se produira plus facilement dès le début de la course du condensateur de réaction, le circuit d'accord se désamortissant.schema.gif (94762 octets)

Voyons maintenant les organes intérieurs du Secteur II, ils sont peu nombreux, le bloc d'alimentation mis à part, ils consistent en quelques condensateurs de forte capacité (filtre et fuite) en condensateurs de détection, de protection, résistances, etc... et en un transformateur B.F. qui, pour la circonstance sera un Multirap, puisqu'on n'a pas encore trouvé, pour un prix raisonnable, un accessoire aussi pratique, aussi puissant et pur que ce Multirap qui se prête à toutes les combinaisons ,et permet de réaliser tous les montages avec une facilité remarquable.

Il y aura également... deux supports de lampes, un (pour la détectrice) à 5 douilles, l'autre (B.F.) à 4 douilles type normal.

Car la lampe détectrice seule sera à chauffage indirect, la B.F. étant une lampe ordinaire de puissance, soit une tri-grille, ou une P 445 Tungsram qui nous a toujours donné d'excellents résultats. Comme détectrice à chauffage indirect, la AR 495 de la même marque nous a donné satisfaction.

Pour le câblage, on se reportera au plan théorique que nous donnons ci-dessus (voir figure) et au plan des connexions du Secteur III qui a paru en bleu de montage grandeur naturelle en novembre dernier. I1 suffira de ne pas considérer, dans ce bleu l'étage à haute fréquence, l'antenne se trouvant alors à la place de la plaque de la lampe H.F. à écran.

Inutile de blinder métalliquement chaque étage si l'on utilise un bloc d'alimentation totale (à chauffage indirect) comme nous l'indiquons pour le Secteur III, ce bloc étant lui-même blindé et le Secteur II ne comportant pas de lampe à écran.

Mais si l'on emploie un redresseur-plaque en pièces détachées, il faudra craindre des ronflements dûs à des inductions provoquées par le transformateur multiple d'alimentation, et il sera bon d'intercaler entre le groupe transfo-self de filtre et le restant du montage, une plaque d'aluminium ou de cuivre.

Comme le bloc d'alimentation blindé ne coûte pas plus cher que l'ensemble des pièces détachées qui le composent, nous utiliserons désormais cet accessoire extrêmement pratique qui simplifie considérablement le branchement. La présentation d'un tel système est donnée par la figure ci-après représentant le Secteur II vu par derrière.arriere.gif (139958 octets)

On remarquera, sur cette figure, que le diffuseur est fixé sur un baffle de bois (épaisseur 12 millimètres), lequel baffle est fixé sur l'ébénisterie. En effet, si le châssis du haut-parleur était' vissé directement sur la mince planche frontale (ce poste ne comporte pas d'ébonite) toute l'ébénisterie vibrerait et certaines fréquences se traduiraient par des vrombissements désagréables déformant toute audition. Au contraire, si le châssis est fortement vissé sur un baffle très épais et si le baffle est, solidement appliqué sur l'ébénisterie, les vibrations parasites ne prendront pas naissance dans tout le coffret.

Les notes graves sortiront merveilleusement.

Avoir bien soin de faire faire une boîte dont les côtés et le fond seront ajustés fortement au panneau de devant soit par de la colle forte soit par de nombreuses vis qui maintiendront ces pièces de bois les unes avec les autres sans créer de vibrations par mauvais assemblage.

Je disais plus haut que cet appareil ne comportait pas d'ébonite frontale, en effet, il est totalement inutile de prévoir un isolant quelconque pour supporter les organes de réglage, le bloc P.O.-G.O. a son axe indépendant et les deux condensateurs ont un point commun qui peut très bien être relié à du bois puisque ce point commun est connecté, dans le montage à la terre elle-même. Les lames mobiles des condensateurs variables seront donc branchées à la masse (M. sur le plan de principe).

L'ébénisterie ne devra pas comporter de fond arrière, la valve de redressement chauffant à une assez haute température il est bon d'aérer, pendant le fonctionnement tout au moins, les organes environnants. Un léger voile pour protéger de la poussière serait seul admis, encore serait-il prudent de le soulever pendant la marche.

J'ai vu, dans un poste-secteur trop hermétiquement fermé, la matière brune des condensateurs de filtre fondre comme du beurre au bout de deux heures d'écoute, il faut éviter cet inconvénient.

L'emploi du secteur comme alimentateur n'est pas dangereux comme certains veulent le faire croire, en réception tout au moins, il est inutile de mettre une pancarte <Danger de Mort> sur le récepteur. En admettant même qu'une main imprudente vienne s'égarer, par le plus grand des hasards sur les deux bornes de haute-tension et pendant la marche du poste, il en résulterait, pour le téméraire aventurier, un petit chatouillement ou une petite secousse provoqués par le courant continu de 200 volts maximum, secousse moins désagréable que celle produite par de l'alternatif ; elle est de courte durée et non dangereuse car le redresseur ne dispense que 30 milli-ampères au grand maximum et ce n'est pas avec cette intensité qu'on tuera un homme. Si le fauteuil d'électrocution ne disposait que de 35 millis sous 200 volts les criminels américains pourraient dormir tranquilles la veille de leur exécution...

Donc, aucun danger à manier un tel appareil, d'autant plus qu'il ne vient jamais à l'idée à un amateur de <tripoter> l'intérieur de son poste, tandis que la fiche est branchée au secteur, même, je le répète, si l'on oubliait d'enlever cette fiche on n'aurait si les circonstances s'accordent à vous faire mettre un doigt sur le - haute-tension et un autre sur le + haute-tension, qu'une désagréable et très courte secousse à enregistrer. Depuis vingt ans on emploie des tensions relativement élevées en réception et aucun accident ne nous a jamais été signalé.

II n'en est pas de même en émission où les tensions atteignent plusieurs milliers de volts sous plusieurs ampères et les ingénieurs spécialisés dans cette branche de la T.S.F. ont, à ce sujet, de cuisants souvenirs qui les rendent prudents.

Mais rien de semblable n'est à craindre avec le SECTEUR II qui est un très bon petit appareil pouvant être mis entre toutes les mains.


Cet article a été extrait de la revue "Le RADIO-MONTEUR"

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